La première question est peut-être la plus importante: comment allez-vous?

La rééducation avance, ça va. Ça fait deux mois et demi, et je suis sur la bonne voie. Je suis dans les temps globalement. J’ai juste repris la marche un peu avant. C’est positif.

Comment s’est passé ce début de rééducation?

Je suis parti en centre de rééducation à Hauteville (Ain) pour réapprendre à marcher. Je suis resté 45 jours sans pouvoir poser le pied par terre, donc il fallait que je réapprenne à marcher. Il fallait que je retrouve mon extension pour de nouveau plier la jambe. Avec le club, j’ai commencé dernièrement tout ce qui est prise de masse pour habituer mon corps à fonctionner normalement.

Vous avez eu deux mois compliqués?

J’ai vite pris le bon côté de la blessure. Je n’avais pas trop le choix non plus. Les premières semaines ont été un peu compliquées, parce que j’avais besoin d’aide pour me doucher, me déplacer… J’avais peur de me faire mal. Après, dès que je suis entré en rééducation, ça a été. J’ai pu avancer.

Vous avez pu retrouver un peu le groupe depuis lundi au centre d’entraînement, c’était important?

Oui, je fais mes soins aux mêmes horaires que l’entraînement. Ça fait du bien, ça faisait très longtemps. On a toujours pu échanger par téléphone, mais c’est mieux de pouvoir les voir. Mais je savais que je devais passer par le centre de rééducation pour que ça aille mieux. Ça m’a fait du bien aussi de rencontrer d’autres sportifs, surtout des skieurs. J’ai pu relativiser, parce que certains avaient des blessures plus graves. Je ne me suis pas senti isolé et c’était important. J’ai aussi profité de ma mère et de ma famille.

Vous vous êtes blessé alors que vous étiez appelé pour la première fois en équipe de France Espoirs, c’est un peu arrivé au pire des moments, non?

Il n’y jamais de moments où c’est mieux… mais c’est vrai qu’au début, je me suis demandé pourquoi ça arrivait juste à ce moment-là. J’y ai pensé la seconde après la blessure, mais il vaut mieux que ça arrive maintenant que je suis jeune, si ça devait arriver. Je ne suis pas trop patient dans la vie, mais j’ai eu une phlébite au bras au début de ma carrière qui m’a éloigné longtemps des terrains, donc la patience, je l’avais déjà (rires). 

Vous avez une date de retour?

Je ne me mets pas trop de dates, pour ne pas être déçu. Mais j’espère le plus rapidement possible. Ça serait bien pour la fin de la saison, mais si ça ne se fait pas, ce n’est pas grave. Je pense que c’est possible, mais il faudra écouter les médecins. Je vais avoir aussi un peu peur lors des premières séances, et je travaille là-dessus en faisant un travail mental avec un médecin. À base d’hypnose et de musique. 

Comment vivez-vous la situation du club dans cette période?

C’est très frustrant parce que j’ai envie d’être là pour les aider. Mais j’ai confiance en eux, je sais qu’ils se battent et qu’ils travaillent pour se relever.

Vous vous êtes blessé en équipe de France Espoirs, vous avez eu des nouvelles du staff des Bleuets?

Oui, le sélectionneur Sylvain Ripoll m’appelle toutes les deux semaines pour prendre des nouvelles. Je vais aller à Clairefontaine à partir du 10 janvier pour la deuxième phase de ma rééducation, donc je vais peut-être les croiser. Je ne m’attendais pas forcément à être appelé en Espoirs, donc ça a rendu encore plus compliqué l’acceptation de la blessure par la suite.

https://rmcsport.bfmtv.com/football/saint-etienne-yvann-macon-espere-revenir-pour-la-fin-de-saison-2020900.html

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