Pour une fois, il s’est passé des choses un samedi soir en L1. Mais malheureusement, pas sur le terrain. Le chaos à Lille couvait. Et puisque rien ne justifie les débordements et la violence observée, essayons, une fois l’indignation évacuée, de comprendre les faits. Il faudrait un livre d’histoire et du temps pour demander pourquoi ça n’arrive qu’au foot ? Pourquoi le sentiment d’appartenance à un club pousse à ces excès ? Pourquoi l’économie à toujours autant de mal à rencontrer le social dans ce sport ?

Un type qui sort de nulle part arrive dans un club et décide de jouer au Monopoly. Ça se termine en faillite et le club file en L2. La violence est injustifiable, mais on doit vraiment être étonné ? Cette semaine, on a vu un autre aspect du problème. On veut de l’ambiance dans un stade, on fait revenir des supporters, on les excite, on ferme les yeux sur des choses interdites et on s’étonne des débordements ? Le peuple doit-il toujours être l’unique responsable des débordements ? On s’offusque, on s’indigne et on se tait ?

A Lille, les joueurs, les dirigeants sont là et s’en iront bosser ailleurs. Qui restera pour pousser le club en L2 ? Il y a 10 jours, des visiteurs pas invités depuis longtemps foutent le bordel dans un stade. D’abord, c’est la faute à personne, évidemment. Ensuite, je félicite les dirigeants de l’OM qui n’ont pas tortillé du cul et qui ont clairement condamné les faits sans la démago habituelle. Pas sûr que l’un de nos présidents les plus médiatiques, celui qui assimile ceux qui critiquent à des terroristes, aurait fait la même chose.

Les faits de Lille sont inacceptables. Mais on ne peut pas s’arrêter à une indignation. On ne peut pas juste demander à un supporter de venir et de fermer sa gueule. Pas quand, par ailleurs, on leur demande aussi d’être des acteurs de la vie du club. Les responsables de notre foot, dirigeants ne peuvent pas avoir le beurre et l’argent de celui-ci… Sans être responsables aussi de ça ! On ne peut pas ignorer l’histoire. Une histoire qui nous dit que le foot est plus un fait social qu’un sport…

Bon sinon, on a vu le PSG. Bizarre de voir Paris sans se dire : « Et en Ligue des champions, ça va donner quoi si machin fait ça ou ça ? » Rien de tout ça hier. On a vu une promenade de plus. On a vu que beaucoup de joueurs de cette équipe sont très à l’aise contre les faibles et bidon contre des forts. C’est un peu une habitude depuis cinq ans. Face à Metz, on avait le temps de penser à autre chose. De constater à quel point le chantier est vaste pour faire repartir ce club.

Sinon, on a vu que l’effet Poyet passe doucement à Bordeaux. Que Nantes tiendra jusqu’au bout. Que Rennes tentera jusqu’au bout.

Sinon, on sait que Monaco, c’est toujours discret. Mais là, programmé le vendredi, on a l’impression que le club a disparu.

Allez, on passe au dimanche avec le duel OL/OM. Dans cette fin de saison, via l’Europe et le championnat, l’intérêt repose principalement sur ces deux clubs…

http://rmcsport.bfmtv.com/football/riolo-la-violence-et-apres-1393332.html

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