Les échauffourées du Parc des Princes

Personne n’a oublié ces images. Elles datent du 13 septembre dernier, lorsque le PSG et l’OM se sont quittés dans le chaos, en clôture de la 3e journée de Ligue 1. Avec des insultes nourries et un début de bagarre générale au Parc des Princes. La situation a dérapé lorsque Leandro Paredes s’est accroché avec Dario Benedetto dans le temps additionnel. L’altercation entre les Argentins, tous deux passés par Boca Juniors, a précédé un regroupement viril au milieu de terrain. Et de nombreux coups ont été échangés. De quoi entraîner l’exclusion de cinq joueurs (Kurzawa, Neymar, Paredes, Benedetto et Amavi). Le match, remporté par les Marseillais (0-1), s’est conclu à huit contre neuf. Dans une atmosphère délétère. De lourdes sanctions sont tombées dans la foulée. Kurzawa a pris le plus cher avec six matchs de suspension. Amavi, avec qui il s’est battu, en a pris trois.

Quatre mois après cet épisode houleux, les retrouvailles s’annoncent bouillantes entre les deux grands rivaux, qui ont rendez-vous ce mercredi à Lens pour le Trophée des champions (21h). Et la tension est encore palpable dans chaque camp. « Ce match va être chaud », a d’ailleurs annoncé André Villas-Boas, le coach de l’OM. Mauricio Pochettino, qui a affronté sept fois Marseille lors de son passage de joueur à Paris (2001-2003), a lui tenté de calmer le jeu. En exhortant ses troupes à maîtriser leurs nerfs. Pour ne pas tomber dans la provocation. « Le foot, c’est des émotions, mais aussi le contrôle des émotions. Nous devons montrer que nous méritons de gagner. Nous savons ce que nous avons à faire », a expliqué l’entraîneur argentin, en poste depuis moins de deux semaines.

Les retrouvailles Neymar-Alvaro

C’est l’un des épisodes marquants du dernier PSG-OM. Après plusieurs duels assez chauds, Neymar a accusé Alvaro Gonzalez de lui avoir adressé une insulte raciste sur le terrain. En le qualifiant de « mono », qui signifie « singe » en espagnol. Le n°10 du PSG s’en est plaint une première fois en première période. Avant de réitérer ces accusations en sortant du terrain, puis sur les réseaux sociaux. Après avoir gardé le silence un moment, Alvaro, qui a reçu des menaces de mort de la part de supporters brésiliens, s’est défendu de tout propos raciste. Affecté par cette polémique, le défenseur espagnol a rencontré les groupes de supporters de l’OM pour s’expliquer face à eux. Il a même proposé de quitter le club « s’il était un problème et si certains le croyaient capable d’avoir tenu de tels propos ».

Après avoir enquêté et entendu les différents protagonistes de cette affaire, la commission de discipline de la LFP a décidé de ne sanctionner personne. Faute de preuves évidentes, dans un sens ou dans l’autre. Neymar reste depuis sur sa position et semble encore assez remonté. Après le match de Ligue des champions face à Basaksehir, le mois dernier (5-1), la star de la Seleçao a regretté de ne pas avoir quitté le terrain en guise de protestation contre l’OM. Alvaro, lui, assure avoir tourné la page depuis cet incident. Et ne souhaite plus en parler. Reste que leurs possibles duels seront scrutés avec la plus grande attention lors du Trophée des champions.

Une défaite qui avait interrompu la série du PSG

Derrière toutes ces polémiques, le dernier Classique s’est soldé par un petit événement sportif. En battant le PSG pour la première fois depuis neuf ans, l’OM s’est offert un succès historique. Au Parc des Princes, en plus. Une victoire célébrée sans retenue par les joueurs marseillais, à l’image de Dimitri Payet. Le meneur de jeu, qui avait déjà taclé les Parisiens lors de la défaite en finale de la Ligue des champions face au Bayern Munich (1-0), n’a pas boudé son plaisir dans la capitale. Sa posture de vainqueur, les deux bras gonflés devant les tribunes, a marqué les esprits. Tout comme ses montages sur les réseaux sociaux. 

Les scènes de joie de ses partenaires également. En reprenant le morceau « Bande organisée », avec certaines punchlines de Kofs, Jul ou Soso Maness, les coéquipiers de Boubacar Kamara se sont fait plaisir. Autant dire que le vestiaire du PSG l’a un peu en travers de la gorge. A l’heure de la revanche, les champions de France auront forcément envie de laver l’affront. Mais les Phocéens ont bien l’intention de s’offrir un deuxième moment d’ivresse. Voilà qui promet des étincelles sur le gazon de Bollaert.

Le premier trophée de la saison en jeu

Ce n’est jamais anodin. Paris et Marseille ont l’occasion d’ajouter une ligne supplémentaire à leur palmarès lors de ce Trophée des champions pas comme les autres. Les deux clubs souhaitent rafler le premier titre de la saison. Encore plus face au grand rival. Villas-Boas l’a clairement laissé entendre en conférence de presse. Pochettino également.

Pour le nouvel entraîneur du PSG, c’est l’occasion de remporter le premier trophée de sa carrière. Idem pour Payet à Marseille. En cas de victoire, le PSG en profiterait pour améliorer son record de victoires dans l’épreuve (neuf). Pour l’OM, ce serait la troisième fois, après 2010 et 2011. Il y a onze ans, les Ciel et Blanc l’avait d’ailleurs emporté face aux Parisiens, dans une affiche délocalisée en Tunisie (0-0, 5 tab à 4).

https://rmcsport.bfmtv.com/football/psg-om-pourquoi-ces-retrouvailles-s-annoncent-si-bouillantes-2028507.html

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